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22/03/05
Banques

Les commentaires du test


Prix : Des écarts de 1 à 3; Augmentations 2004-2005 : La valse des prix; Communication : Chausse-trappes; Changement de banque : Le monde du silence; Explications tarifaires : Motus et bouche cousue; Convention de compte : Signer d'abord; Accueil : Perfectible.




Prix : Des écarts de 1 à 3

Pour certains tarifs, les écarts observés entre banques peuvent être conséquents. Par exemple, l'émission d'un chèque de banque peut coûter de 7,60 à 22 euros. La cotisation annuelle pour la carte Visa Premier de 50 à 128 euros. L'opposition sur la même carte de 12 à 42 euros. Les frais de transfert d'un PEL vers un autre établissement bancaire de 31,45 à 110 euros. La liste pourrait être très longue. Notre enquête publiée en octobre dernier recensait 180 tarifs différents! Le plus souvent, les écarts tarifaires extrêmes sont dans un rapport de 1 à plus de 3 pour le même service. Ouvrez l'oeil! Prudence aussi en ce qui concerne les frais cachés. Il existe des tas d'indications assez floues dans la liste des tarifs qui peuvent gonfler la facture annuelle de façon musclée. Par exemple, les frais de tenue de compte, l'adhésion sociétaire (non précisée dans certains guides du Crédit mutuel, par exemple), les frais pour compte inactif, la destruction des chéquiers non retirés, la garde de chéquier en agence, etc. Par ailleurs, certains frais auxquels on ne pense pas en ouvrant un compte peuvent se révéler exorbitants à l'usage. C'est le cas, par exemple, des recherches de documents et des copies qui vont avec: selon la banque, chaque requête coûte de 5,90 à 35,88 euros (selon la difficulté) et la copie de 0,50 à 10,10 euros. Autre exemple, les frais de succession qui peuvent s'élever à plusieurs centaines d'euros sans compter les frais annexes. Éviter quelques minutes de marche et demander l'envoi d'un chéquier à domicile peut coûter très cher: du coût du recommandé de La Poste à 10,84 euros. Et certaines agences n'hésitent pas à forcer la main.

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Augmentations 2004-2005 : La valse des prix

Côté variations tarifaires entre 2004 et 2005, hausses et baisses se mélangent. Certains tarifs perdurent, certains diminuent et d'autres augmentent, parfois fortement. Quelques morceaux choisis :
- BNP Paribas: opposition sur prélèvement, +4,5 %; transfert PEL, +3,7%; virement occasionnel avec Rib, +4,6%.
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- Crédit lyonnais : opposition sur chèque, +3,6% (soit + 9% depuis 2003); virement occasionnel avec Rib, + 8,3 %; opposition sur carte, + 6,7%; transfert PEL, + 9,8%.
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- Banque populaire : opposition sur carte, de 2 à 9%; transfert PEL, +6,2%.
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- Caisse d'épargne Île-de-France Nord: tous les records sont battus; opposition sur chèque, + 17,8%; chèque de banque, +17,6%.
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Bien entendu, la liste est loin d'être exhaustive.
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Communication : Chausse-trappes

Parfois, les frais se cachent de façon encore plus sournoise. Par exemple, dans le discours de la BNP Paribas qui met en avant un principe «essentiel» : «Le droit de tous nos clients à accéder librement et gratuitement à leur argent.» Oui, mais les retraits d'argent hors distributeurs appartenant au groupe sont facturés (au-delà d'un certain nombre d'opérations) et, comme les autres banques, elle supprime peu à peu la possibilité de retrait d'espèces au guichet. En compensation, elle met à disposition des clients qui n'ont pas de carte bancaire une carte de retrait gratuite permettant de retirer 150 euros par semaine. De quoi pousser à l'acquisition d'une carte de retrait pour éviter les attentes au guichet et passer outre le plafond hebdomadaire autorisé. Une liberté et une gratuité plutôt amputées ! À noter que, malgré l'engagement de la profession de ne plus appliquer de frais de clôture de compte dès le 1er janvier 2005, cette facturation subsiste encore souvent dans les documents tarifaires comme sur les sites Internet des banques citées. Prudence donc.

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Prise de renseignements : Pas curieux pour un sou !

Contrairement à ce que l'on pourrait penser, obtenir des informations auprès d'un conseiller n'est pas forcément la chose la plus facile. Plusieurs de nos enquêteurs ont été succinctement renseignés par l'employée au guichet, sûrement pleine de bonne volonté. Trois raisons à cela: absence de conseiller, rendez-vous seulement si l'on apporte tous les documents nécessaires à l'ouverture d'un compte ou encore présenter patte blanche. Sur le site Internet des services publics, il est spécifié que «avant d'ouvrir un compte, l'établissement bancaire ou postal doit vérifier l'identité et l'adresse du demandeur grâce à une pièce d'identité portant sa photo et sa signature». Certes, mais il ne faut peut-être pas en abuser juste pour un rendez-vous d'information. Dans un Crédit agricole (Maine-et-Loire), un Crédit lyonnais (Maine-et-Loire) ou un Crédit mutuel (Saône-et-Loire), obtenir un rendez-vous était impossible si l'on ne présentait pas une pièce d'identité. Dans plus du tiers des agences visitées (38%), savoir de quelle banque vient ce futur client n'a éveillé aucune curiosité. Cela pouvait pourtant permettre au banquier de mettre en avant des arguments clés et une certaine image. Ils n'en ont pas besoin, semble-t-il ! De même, un quart du personnel de banque ne s'est pas renseigné sur les comptes déjà détenus, et un tiers sur les comptes désirés. Sur ces points, La Poste se distingue nettement des autres dans le bon sens. Lorsqu'ils se sont renseignés, les agents bancaires se sont souciés de savoir si ce client voulait ouvrir un compte courant (30%), souscrire des cartes de crédit (20%), des forfaits (20%) ou un compte épargne (17%).

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Changement de banque : Le monde du silence

Globalement, les explications sur le processus du changement de banque sont légères. Seuls La Poste, la Banque populaire et le Crédit mutuel obtiennent péniblement la moyene, tous les autres naviguent entre 7,5 et 9,4 sur 20: c'est très décevant. Pour les papiers nécessaires à l'ouverture d'un compte, les groupes bancaires savent donner ce genre d'indication, même au guichet, sans pour autant que cela soit systématique. Au Crédit mutuel, moins d'un employé sur trois a su nous renseigner. Pour les démarches de résiliation des anciens comptes, 36% des agents bancaires n'ont pas daigné informer nos enquêteurs de la marche à suivre. Les plus muets sont ceux de la Caisse d'épargne (45%), les plus loquaces ceux de la Banque populaire (25%). À noter que, même dans un contexte de concurrence féroce où prône la notion de service, seuls 20 % des agents ont déclaré que c'est la nouvelle banque qui se chargerait de tout.
Quel sera le délai et le décalage possible entre la fermeture de l'ancien compte et l'ouverture du nouveau? Tous sont mauvais pour nous répondre. Seul un tiers des employés a averti d'un décalage possible et donc conseillé de ne pas fermer tous les comptes au même moment. Les plus mauvaises préconisations ont été donées par les agents du CIC et de la Société générale, les plus pertinentes, encore par La Poste, suivie de la Banque populaire et du Crédit mutuel. Nous ont-ils avertis du coût de certains transferts ? Environ un conseiller sur deux nous a mis en garde (53%). Et pourtant, selon les transferts effectués, l'addition peut être élevée. D'après notre étude d'octobre dernier (QC n° 419), transférer son compte d'une banque à une autre coûte en moyene 335 euros ! 35% des agents ont proposé de prendre en charge certains de ces frais. Dans ce cas, c'est celui du transfert de PEL qui est le plus souvent proposé.
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Explications tarifaires : Motus et bouche cousue

À propos des tarifs bancaires de base, les banquiers ne sont guère loquaces, seule une grosse moitié des conseillers (52%) les a évoqués. Encore une fois, La Poste sort du lot et surpasse ses concurrents. La plupart du temps, on s'est contenté de nous donner le guide tarifaire sans commentaire. Navrant ! En revanche, ils sont 230 (soit 63%) à avoir vanté leurs forfaits. Ces paniers de services, qui rapportent beaucoup à la banque et au conseiller (commission oblige) et coûte cher au consommateur !
Concernant les guides tarifaires avec lesquels nous sommes repartis, 77% indiquaient les prix 2004, 19% ceux de 2005 et même 3% ceux de 2003! Record battu au Crédit mutuel pour l'obsolescence de ses guides. Le groupe bancaire le plus dans l'actualité est sans conteste la BNP Paribas. Plus de la moitié des guides remis aux enquêteurs mentionnent les tarifs de 2005.
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Convention de compte : Signer d'abord

La convention de compte est le contrat que l'on signe avec l'agence bancaire lors de l'ouverture d'un compte. La loi Murcef en impose la signature entre la banque et le client. Comme pour n'importe quel contrat, les banques doivent en remettre un exemplaire au client qui en fait la demande. On en est loin. À peine la moitié de celles visitées l'a donée à nos enquêteurs, qui l'ont pourtant demandée avec insistance. Et c'est le plus naturellement du monde que 85% de celles qui ont refusé, ont précisé : «On ne la donne qu'au moment de la signature.» 4% ont même osé dire à nos enquêteurs qu'ils ne la donneraient jamais ! Ben voyons... C'est à la BNP Paribas et au Crédit lyonnais que la transparence est la meilleure.

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Accueil : Perfectible

Globalement, l'amabilité et la disponibilité sont correctes ("2 étoiles" ou "3 étoiles"). En revanche, les locaux des agences laissent à désirer: 51% d'entre eux sont difficilement accessibles aux personnes handicapées (marche, sas anti-agression, etc.). Seuls, le Crédit mutuel et le Crédit agricole pensent aux personnes à mobilité réduite. La Société générale semble y rester insensible avec seulement 30% de son réseau (parmi les agences que nous avons visitées) dont l'accès est adapté. Quant aux jours d'ouverture, 69% des agences enquêtées sont ouvertes du mardi au samedi, 16% du lundi au samedi et 15% du lundi au vendredi. On peut aussi regretter que les agences ne soient pas plus souvent ouvertes à l'heure du déjeuner (92% fermées), en particulier en province.

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